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L'histoire d'Alexander Howard MacKay  | Alexander Howard MacKay, Ph.D. | Imagine que nous sommes en 1900 et que tu fréquentes une des 1 500 écoles de la Nouvelle-Écosse. Tu vas à l'école à pied (pas d'autobus scolaires à l'époque!) et, quand tu arrives, l'institutrice annonce que le surintendant de toutes les écoles de la Nouvelle-Écosse, M. Alexander Howard MacKay, vient d'avoir une idée merveilleuse, qu'il va faire mettre en pratique par tous les écoliers. Tout le monde connaît M. MacKay, car c'est lui qui a introduit l'éducation physique à l'école. C'est aussi quelqu'un qui croit qu'on apprend beaucoup mieux par l'expérience qu'en écoutant quelqu'un parler.  | Prunelle | Ayant lui-même étudié de façon assez approfondie les forêts et la flore de la Nouvelle-Écosse, M. MacKay est d'avis qu'il faut étudier la nature. Il pense qu'il est important de savoir ce qu'il y a dans les champs, dans les forêts, dans les prairies, dans les ruisseaux, etc., quand les plantes fleurissent, où elles poussent, comment elles vivent, etc. La merveilleuse idée de M. MacKay est la suivante : tous les élèves de la Nouvelle-Écosse vont devenir naturalistes! Ils vont l'aider à documenter ce qui se passe dans la nature. M. MacKay a fait une liste de plus de 200 phénomènes à observer, dans toute la province, au printemps, en été et à l'automne. Les élèves devront noter quand ils ont entendu le premier rouge-gorge de l'année, la date à laquelle la glace s'est ouverte dans les lacs, quand la fleur de mai a fleuri, quand les fraises des bois ont mûri, etc. Lorsque les élèves auront répondu aux 200 et quelques questions de M. MacKay, ils devront remettre leurs réponses à leur instituteur ou institutrice, qui en fera une liste et l'enverra à M. MacKay. Chacun voudra être le premier à trouver le premier pissenlit, à voir les outardes s'envoler vers le sud, à entendre le bruit des ailes du colibri.
 | Colibri à gorge rubis |  | Registre de l'époque de MacKay | Et tout cela s'est vraiment réalisé! Pendant 23 ans, tous les élèves de la Nouvelle-Écosse ont minutieusement observé et pris en note ce qu'ils voyaient autour d'eux. Toutes leurs observations ont été rassemblées dans d'énormes registres, qui ont depuis été transférés dans une base de données. Ces registres sont très impressionnants, surtout quand on sait qu'il n'y avait pas d'ordinateurs à l'époque, ni même de stylos à bille. On écrivait au porte-plume (plume en acier montée sur un long manche en bois) qu'on trempait dans un encrier plein d'encre. L'encrier se plaçait dans un trou sur le dessus du pupitre.  Ce programme scolaire unique en son genre a donné aux scientifiques et au grand public une mine d'informations sur les phénomènes naturels en Nouvelle-Écosse au début du 20e siècle. Le projet Mille regards se propose de tirer parti du travail fait il y a cent ans en invitant tous les Néo-Écossais à participer à un exercice semblable, mais cette fois-ci, nous ne leur demanderons pas de faire plus de 200 observations! En fait, il n'y a que 50 phénomènes naturels saisonniers qui nous intéressent. Si tu ne veux pas faire les 50 observations, pas de problème; choisis simplement celles qui t'intéressent. En participant au projet Mille regards tu participeras à la réédition du projet MacKay, tout en découvrant la nature autour de toi. En outre, tu contribueras à la résolution du mystère qu'est l'évolution climatique. |